La production du vin bio : les points essentiels

Le terme « vin biologique » implique une série de pratiques et de soins dans le vignoble, la production, le stockage et la mise en bouteille des vins. Et cela, dans le but de rendre les vins aussi « naturels » que possible. Dans cet article, nous allons vous parler des étapes à suivre pour produire du vin bio.

Comment faire un vin biologique ?

Commençons par le vignoble : la première étape pour avoir un vin biologique commence dans le vignoble, où l’ajout de certains traitements chimiques est interdit. Le vignoble se veut biologique, utilisant des pratiques traditionnelles et des produits naturels pour la fertilisation. Le brûlage des chaumes est interdit, etc. Il est clair que le soin des vignobles biologiques est très difficile les premières années. Mais au bout d’un certain temps, la vigne génère ses propres défenses et dans la difficulté, l’efficacité de la vigne s’améliore. Si vous voulez goûter les saveurs de bons produits comme les vins naturels et bio, il faut bien choisir vos fournisseurs.

Vous transportez les raisins

Pour produire du vin biologique, tous les raisins qui proviennent de vignobles biologiques doivent être transportés dans des conteneurs de qualité alimentaire. Ces raisins doivent être séparés des raisins récoltés traditionnellement, dans une installation bien différenciée et en suivant toujours la traçabilité.

Utilisation de levures et de bactéries

L’utilisation de levures et de bactéries sélectionnées est autorisée, mais toujours dans la limite de la sélection génétique. C’est-à-dire qu’elles ne peuvent pas être génétiquement modifiées.

Un vin rouge biologique doit être jeune, frais et plein de vie. Il y a des exemples à moitié macération carbonique, moitié vinification rouge traditionnelle pour un vin aromatique et passionné. Vous pouvez y ajouter des myrtilles et mûres sur un fond balsamique et mentholé.

Utilisation de l’acide tartrique et du soufre

Pour modifier l’acidité des vins, l’utilisation d’acide tartrique naturel cristallisé provenant des raisins eux-mêmes est autorisée.

Le soufre dans le vin biologique : l’une des choses dont on parle le plus lorsqu’il s’agit de vin biologique est le soufre ajouté aux vins ou « contient des sulfites ». Cependant, en réalité les vins biologiques sont autorisés à ajouter de l’acide sulfureux, mais à une concentration plus faible que les vins conventionnels.

Dans le cas spécifique du soufre, l’ajout de soufre est autorisé jusqu’à un maximum de 100 mg/L de SO2. Alors que dans les vins conventionnels, la quantité maximale est de 150 mg/L pour les vins rouges. Dans le cas des vins blancs, le maximum habituel est de 200 mg/L. Alors que dans les vins biologiques, le maximum autorisé est de 150 mg/L.

Le sucre résiduel

Ces vins blancs, rosés et rouges doivent présenter un maximum de 4 g/l de sucre résiduel. Pour le reste des vins, un ajout maximal de SO2 de 30 mg/L de moins que le maximum autorisé pour chaque type de vin est autorisé.

Vieillissement et stockage

Le vieillissement et le stockage doivent être dûment séparés des vins traditionnels.

Mise en bouteille de vins biologiques

Enfin, la réglementation conseille d’embouteiller en verre et de fermer la bouteille avec du liège naturel, bien que le conseil régulateur puisse autoriser l’utilisation d’autres types de fermeture.